Amoureux

– Amoureux Il avait les yeux gorgés de sommeil Et ses paupières, comme des fruits bleus, Battaient contre le soleil.   – Sans retour Il y avait comme un voile de brume Qui se dressait entre les jours, Le soleil devenant lune.   – Aveuglée Elle avait fermé sa bouche de soie Et ses lèvresLire la suite « Amoureux »

Dans ce quelque part qu’eux seuls connaissaient

Dans ce quelque part qu’eux seuls connaissaient, là-haut, Il a posé sa main Sur sa poitrine nue. Les rayons du soleil Rougissaient sur leur corps Et dans leur cœur d’ivoire. Des voitures passaient, Ils leurs faisaient un signe De la main, en riant, Nus et seuls sur le toit De leur petit cosmos. Là, ilsLire la suite « Dans ce quelque part qu’eux seuls connaissaient »

Et le train n’a pas cessé d’avancer

Et le train n’a pas cessé d’avancer Et le jour n’a pas cessé de briller Et le temps n’a pas cessé de couler   Mais le train en avançant Écrasait nos souvenirs ;   Mais le jour en brillant Aveuglait nos sourires ;   Mais le temps en coulant Inondait notre avenir ;   Quand je suis partie.Lire la suite « Et le train n’a pas cessé d’avancer »

La maison ronde

La maison ronde, sans fenêtre, dans laquelle Nous vivions autrefois Est maintenant un temple dans lequel Je me noie. Mais que ta noire colère m’étreigne de nouveau Et mon cœur sera moins las. L’obscurité de ton regard croisant le mien, L’obscurité de la nuit… Ah ! Terrible ennui ! Les tourments de ta passion sansLire la suite « La maison ronde »

Tournesols, tendres globes oculaires

Tournesols, tendres globes oculaires, Quel miroir doré voyez-vous En moi ? N’est-il pas beau, votre bonheur, Que vous secouez le long de vos tiges Avec morgue ? N’est-il pas meilleur encore Face à mon éternelle fadeur Insipide ? Ah, tournesols…Vous qui êtes le reflet De ce monde, pourquoi vous montrer Si perfides, si superbes ?