Illustration du poème "Tes yeux brumeux le matin"

Tes yeux brumeux le matin.

Saoule, je me hisse et je glisse sur les fils aériens de tes longs cils. Je me rapproche, lentement, de ton cœur brut extrait d’un bloc d’onyx palpitant, qui se dilate, se rétracte, s’écarte, se contracte; tremblant.

Une lumière scintillante, dorée, passe à l’horizon, au-delà du bloc noir de ta pupille, et toute ta nature s’éveille. Lire la suite

Publicités
"Soirée sur un lit d'étoiles filantes." ; un poème et son illustration.

Soirée sur un lit d’étoiles filantes.

Et par delà les océans de lumière

Et au-delà des parois pénibles de verre

J’entends ton rire

Tu es proche mais ô si loin !

Je te vois, te cherche mais tout à coup ton image me fuis !

Pourtant, oui pourtant, je sais que jamais tu ne t’enfuis

Ton rêve tu le vis et ma vie est comblée de tes rêves.

Jamais, non plus, non jamais tu ne cesses… Pas de trêve !

Si loin l’onde, si loin la terre du soleil, mais je te sens, cependant, en moi, sur moi, sous moi, en moi encore !

Et ton corps coule sur le mien comme une pluie d’étoiles dont tu serais le roi. Lire la suite

15 photos de Prague

Séjour à Prague (4/4)

Bonjour !

Profitant de ces journées de pluie qui ont fait la Une des journaux dernièrement en France, j’ai fini de trier mes photos de Prague ! Voici donc mon dernier article sur ce sujet ; j’espère que cette série aura plu et, qui sait, peut-être même donné envie d’aller visiter cette jolie ville 🙂

Et si vous avez raté les trois premiers articles, vous pouvez les retrouver en cliquant ici !


15 photos de Prague, capitale romantique de Bohème

Pinnez-moi si les photos vous ont plu !


J’espère que cette série d’articles vous a plu ! ? Avez-vous déjà visité Prague ? Qu’en avez-vous pensé ? Dites-moi tout dans les commentaires et n’oubliez pas de partager 🙂 

 

Se sentir vivant

Se sentir vivant.

De la musique te fait pleurer. Tu n’as jamais été insensible à ce genre de choses depuis que tu existes. Tu as toujours aimé écouter des sons qui te faisaient penser au battement de ton âme, pareille à une délicate aile de papillon. Sacrée, la musique te fait vivre. Elle brûle ton cœur parfois trop noir et te ressuscite enfin ;

Tu n’as en ce monde qu’un seul souhait

Formulé en mars, dans la soirée

Celui de t’immerger tout entier

Dans les gouffres de ta mer gelée

Car pour toujours tu veux disparaître,

Ne plus être vu, et ne plus être.

 

Au fond du précipice tu frissonnes. Las, même, tu t’abandonnes.

Au bord de l’abysse grandiose de ton être, tu ne fuis plus. La vue t’étonne. T’inspire. Tu humes le parfum de la peur, tu t’éprends des nuages cotonneux qui embrument tes pensées, te troublent et t’émeuvent. Un tremblement te prend, tes mains hésitent, palpent le vide. Tu n’as pas peur de te lancer, mais tu crains de regretter le haut de cette falaise. Qui sait ce que tu vas laisser derrière toi ? Qui sait combien de larmes couleront après ton passage, combien de visages seront brisés ?

 

Un éclair déchire brusquement tes célestes pensées. Du fond du ravin, brille une étoile. Devant toi il n’y avait rien que le  néant, et maintenant tu aperçois des éclats de feu, des étincelles de joie, des fragments lumineux de bonheur.

Sauter ne t’a jamais fait peur. La peur n’est rien ; comment pourrais-tu avoir peur du néant, chose qui par définition n’existe pas ? Nihilisme. Mais d’autres avaient peur pour toi, ils avaient peur que tu ne voies pas l’espoir scintillant dans le creux des mains du grand rien.

Tu l’as vu, tu l’as vu. Et maintenant, plus que jamais tu sais, tu as la certitude que, ça y est, tu vas te laisser aller. Tu vas fondre, couler, sauter dans le trou de ta vie si obscure mais si enchanteresse et magnifique.

 

Tu as grimpé une vaste montagne.

Tu t’es baigné en des eaux impitoyables.

Et tu t’es senti vivant.

Illustration du poème Se sentir vivant.

Au bord de l’abysse grandiose de ton être

Avez-vous aimé le poème ? Et que pensez-vous de son illustration ? On se retrouve la semaine prochaine pour la suite du recueil !