Coucher de soleil sur chapelle

Alors qu’un beau papillon jaune pétulant

Alors qu’un beau papillon jaune pétulant

T’enveloppe de ses ailes acidulées

Tes yeux verts, grands, ouverts, tentent de le chasser.

 

Ton ombrageuse jalousie fait fuir l’ami,

Mais l’ennui est le camarade de l’envie.

 

Et pourtant rien ne t’égare jamais, oui, toi

L’homme brillant aux dents acérées de lézard

Qui de papillons tremblants se nourrit.

 

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couple sur la plage d'etretat

Les nuages de ton esprit

Les nuages de ton esprit

De lave sont empoisonnés ;

Malheureux ceux qui

S’y sont aventurés.

 

L’esprit mielleux de mon amour

Est mort, parti pour toujours.

Mais si, comme une chaîne bleue

De montagnes sous les cieux,

 

Si, comme un cobra fantomatique,

Si dans tes bras je renais

Alors je ne suis plus identique

A ce qu’avant j’étais.

 

La vérité est un non-sens caché

Au fond d’un profond puits,

La réalité est un rêve épais

Que personne n’a compris.

 

Et dans ces fleurs du mal involontaire

Où le démon Amour se complaît,

Comme des sillons dans la terre,

Je saigne du nez.

 

Et le temps bat de l’aile,

Loin de moi il s’enfuit.

Hélas ! Créature de la nuit,

Tu fus pour moi trop cruelle.

 

Maintenant que tout est terminé

Je vois ton visage dissimulé

Derrière une rose flétrie

A la pâleur triste et ahurie.

 

ciel brumeux

Il y a en moi

Il y a en moi

Une danseuse

Qui danse qui danse

Qui tourne qui tourne,

Avant de s’effondrer, toujours,

Là, au même endroit,

Quand son jupon s’effeuille

Et quand son pied

-Autrefois si délicat !-

Se plante dans ma chair

Comme un clou

 

Puis la danseuse étoile

La danseuse amour

Se réveille.

Toujours, elle reprend sa danse.

Ma cervelle est son piédestal :

Elle y est fixée ;

Le moindre de ses mouvements de pied

Le moindre de ses frémissements,

La moindre de ses plaies

Me fait chavirer, chavirer…