"Soirée sur un lit d'étoiles filantes." ; un poème et son illustration.

Soirée sur un lit d’étoiles filantes.

Et par delà les océans de lumière

Et au-delà des parois pénibles de verre

J’entends ton rire

Tu es proche mais ô si loin !

Je te vois, te cherche mais tout à coup ton image me fuis !

Pourtant, oui pourtant, je sais que jamais tu ne t’enfuis

Ton rêve tu le vis et ma vie est comblée de tes rêves.

Jamais, non plus, non jamais tu ne cesses… Pas de trêve !

Si loin l’onde, si loin la terre du soleil, mais je te sens, cependant, en moi, sur moi, sous moi, en moi encore !

Et ton corps coule sur le mien comme une pluie d’étoiles dont tu serais le roi.

 

Quel besoin d’inventer des paradis ? La Terre, ses Hommes, ce qui nous nourrit : oui ! cela suffit !

Des anges et des démons, des chats et des renards… Tout danse dans ton regard.

Ta couronne de plumes et le sucre de tes cils, tout en toi est doux, tout en toi est bon.

Tes dents comme des allumettes enflammées, tes lèvres comme des fleurs crevées, fanées, belles encore !

Tes oreilles, lutins malicieux, gourmandes, mais repues, tendres mais cousues…

J’embrasse ton être, et tour à tour mon cœur, mon corps, mon âme s’embrasent aussi, terribles allumettes ! Mais que dire de ton cœur qui bat contre le mien, qui se confond, se fond en mon sein ? Que dire de ces larmes alcooliques qui s’envolent –oiseaux fragiles !– au contact de tes joues de braise ? Et que dire de ce souffle, qui s’arrête, reprend, hésite, stop ! un instant ! Ah ! Que l’on nous arrache et que l’on nous écartèle. Nos deux êtres sont faits d’une sinistre dentelle… S’effilochant mais survivant, devenant de plus en plus belle avec le temps…

 

Tu es près, juste là, à mes côtés. Et pourtant je sais, tu sais, que tu pars, que déjà tu n’es plus et que moi non plus je ne suis plus. L’existence continue et elle est heureuse au fond, l’existence continue mais s’arrête à la fois…

 

La Terre entière est un miroir où je te vois et je sais que le vent me portera à toi.    

Illustration du poème "Soirée sur un lit d'étoiles filantes."

Que dire de ces larmes alcooliques qui s’envolent ?


Le poème de cette semaine vous a-t-il plu ? Et son illustration ? J’attends vos avis 🙂

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