Illustration du poème Oslo

OSLO.

O-S-L-O.

Oslo ;

Origami

Scandinave

Lointain

Ô…

O rond comme une bouche déformée par un cri de colère. Par un cri de souffrance. Par un cri d’amour.

O eau comme celle qui coule dans le corps de chacun. L’eau te fait vivre, mais as-tu seulement pensé à la remercier ? Tu es ingrat.

O cycle de ta vie, comme un cycle infini que seul terminera un siècle lointain. Comme ta ville.

O comme le soleil couchant sur l’horizon.

O comme un œuf à la coque dans son coquetier. Comme un œuf jaune que tu viens briser. Révélant un cœur tendre, tendre ! Tendre comme le soleil.

O comme un râle perché si haut, si haut, si haut !

Tu ne pourras plus atteindre ces hauteurs ; tu es aveuglé par le soleil de ta cruelle passion ! Et que ta passion est égoïste. Elle n’en fait qu’à sa tête, te faisant même du mal. Et quel mal.

De là haut les choses sont-elles plus grandes ? Ton soleil est-il plus pâle que celui des autres mortels ? Ton bonheur est-il plus fade ?

Tu souris mais tes dents ne font que cacher le vide de ta gorge. L’air que tu respires à travers la douleur blanche et creuse de ta propre vie est empuanti par l’écume marine. Des chevaux blancs dansent dans l’eau de la mer qui entoure ton monde. Tu tends la main pour les atteindre, tu les touches, les caresses. Sensuellement. Les chevaux haletants te crachent pourtant au visage mais la douceur de leur robe d’albâtre t’attire encore et encore. Tu les aimes, ces chevaux irréels, et ils battent dans ton cœur rapidement, galopant à de folles vitesses. A ton tour tu halètes et t’effondre sur le sol. Il tangue, ce sol maudit, ce sol de mer ! Tu chavires. Enfant, tu t’agrippes à des fantômes disparus et tente toujours avec désespoir de caresser de nouveau tes chevaux invisibles faits de l’écume de tes rêves. Las ! Tes rêves sont si fous, tes rêves sont si flous. Pourquoi y crois-tu encore ?

 

O, Si seulement L’eau d’Oslo pouvait te faire voguer vers l’infini !

O, Si vraiment Le cœur d’Oslo pouvait te ramener à la vie…

Illustration du poème "Oslo"

« Les chevaux haletants te crachent pourtant au visage mais la douceur de leur robe d’albâtre t’attire encore et encore. »

Qu’avez-vous pensé de cet article et de son illustration ? 🙂

 

 

 

 

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